Liminaire : CST du 10 mars 2026

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3/10/20262 min read

Liminaire - CST du 10 mars 2025

Madame la présidente, Monsieur le directeur général des services, Mesdames et Messieurs les membres du CST, le débat budgétaire 2026 de la Somme a commencé le 2 mars. Il fixe les orientations pour le budget voté en avril, dans un contexte d’incertitudes financières nationales impactant les départements.

La politique de non-remplacement des départs en retraite s’installe, alors que le budget reste stable ou progresse. Le DOB vise à poursuivre l’ambition départementale malgré la situation financière dite incertaine. La priorité du Département est l’investissement.

Pour 2026, les recettes de fonctionnement sont estimées +5 % par rapport à l’année dernière, les dépenses également, générant une épargne brute de 45 M€. L’épargne nette atteindrait 22,3 M€ (contre 7,1 M€ en 2025). Les investissements hors dette augmentent +15,1 M€ par rapport à 2025. Cf. article sur Somme.fr

Au mois de novembre 2025, de nombreux contractuels ont vu leur contrat non renouvelé au motif d’une enveloppe budgétaire insuffisante. Quelques jours plus tard, nous apprenons par voie de presse qu’un budget supplémentaire est prévu en fin d’année 6 M€ de plus sur les droits de mutations, 3 M€ de plus sur la taxe des conventions d’assurances et seulement 1,2 M€ au lieu des 3,6 M€ sur la taxe d’aménagement. Nous ne remettons pas en question que ce budget supplémentaire ait été fléché sur les dépenses de l’enfance-famille, de l’insertion-emploi…Mais qu’ont pensé nos collègues mis de côté faute de budget ? Et nous ne reviendrons pas sur le prestataire défaillant sur le paiement de leur allocation chômage.

Cette gestion de non-remplacement des départs en retraite, augmente la charge de travail des agents et affecte la qualité du service sans réelle compensation. FO rappelle que les conditions de travail influent sur la qualité du service public. Réduire les effectifs fragilise l’équilibre des équipes et la santé des agents. Les contraintes et missions supplémentaires, sans reconnaissance, provoquent une hausse des risques psychosociaux.

Par ailleurs, le 8 mars dernier correspondait à la journée internationale des droits de la femme – une initiative qui se fonde sur une manifestation d’ouvrières américaines revendiquant leurs droits le 8 mars 1857 soit 169 ans d’un combat. Aujourd’hui, notre collectivité affiche un index d’égalité femmes-hommes de 74 sur 100, jugé insatisfaisant et nécessitant encore de grands progrès.

Au regard des situations professionnelles et personnelles de chaque femme, de leur investissement, de leur expertise et de leur compétence, au regard de l’histoire, cet index reste profondément frustrant. La marge de progression reste très conséquente.

Bien que ce point ait été retiré de l’ordre du jour, nous attendons une réaction rapide de la collectivité afin d’atteindre un index de 100 pour le 170e anniversaire. Il y a un an, FO a proposé des congés menstruels pour les agentes souffrant d’endométriose. Nous souhaitons connaître les mesures prévues dans ce domaine, s’il y a lieu ?

Nous vous remercions pour votre attention.